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22 mai 2020

La peine de mort est toujours vivante dans le monde

On est toujours enclins(e) à penser que l'espèce humaine est en progression constante vers des stades supérieurs de respect des droits humain(e)s élémentaires, si bien qu'on espère avoir laissé en arrière depuis (il y a) longtemps les idées barbares de la justice sanglante et de l'œil pour l'œil.

La réalité mondiale est bien différente. La peine de mort est toujours vivante dans le système judiciaire de trop de pays, même si quelques-uns d'entre eux sont censés être parmi les plus développés du monde.

Jetons un coup d'œil à l'information fournie par Amnesty International concernant l'état de la peine capitale dans (tout) le monde et les exécutions judiciaires effectuées en 2017. Les chiffres donnent la chair de poule:// Il y a eu, en 2017, 993 exécutions recensées dans 23 pays, sans tenir compte de celles effectuées en Chine, pays étant le plus meurtrier du monde en matière de peine de mort mais qui considère son nombre d'exécutions comme un secret d'état. Parmi les exécutions connues, 84% ont eu lieu en Iran, en Irak, au (en) Pakistan et en Arabie Saoudite. En Europe, la Biélorussie est le seul pays qui applique encore la peine capitale, la Russie ayant maintenu un (son) moratoire depuis 1999.//
Il est à noter (remarquable) que des pays surdéveloppés comme les États-Unis el le Japon pratiquent encore ce châtiment extrême.// Concernant les modalités différentes d'exécution et les pays qui les appliquent, l'information communiquée est la suivante:// Par injection létale: les États-Unis et le Vietnam.// Par pendaison: l'Égypte, la Jordanie, l'Irak, le Koweït, l'Iran, le Pakistan, le Bangladesh, (le) Singapour et le Japon.// Par peloton d'exécution: la Somalie, les Émirats Arabes Unis, la Chine et la Corée du Nord.// Par décapitation: l'Arabie Saoudite.// Finalement, il est aussi à remarquer qu'en Iran et en Chine on pratique des exécutions publiques.// On dirait que nous sommes toujours au Moyen Âge!

Bon travail 15/20

16 mai 2020

Papa est mort et ce n’était pas trop tôt!// J'ai encore du mal à y croire.// Le voilà, allongé, tranquille, l'air (de) bon enfant, comme un gros ange endormi. La profusion énorme de décorations sur son corps ne permet guère de reconnaître son costume militaire préféré, celui d'amiral de marine.// Entouré de sa famille, loué et béni mille fois par l'Église, exalté par son peuple, acclamé enfin par tous comme le bienfaiteur de la nation. Il peut être satisfait!// Cette tradition nationale des funérailles à cercueil ouvert me semble tellement une mascarade que je n'arrive pas, par moments, à me retenir de rire. Tout le monde (combien? mille? deux-mille?) dans la cathédrale se montre mis sur son (dans leur) trente-un; bien entendu, avec des vêtements de deuil strict. Mais on le sait bien et on doit l'assumer: cette cérémonie n'est qu'un acte social et même (encore politique qu'on doit seulement franchir. Patience!// De temps en temps je regarde les présents. Parmi eux je trouve quelques-unes des maîtresses de mon père. Il y en a quinze ou vingt. Du moins celles qui sont de ma connaissance.// J'y vois aussi une représentation nombreuse des hommes d'affaires avec qui mon père a fait sa grande fortune. Quelle chance, celle d'être légalement intouchable!// L'archevêque est en train de finir son homélie. Il ne cesse de répéter des expressions telles que:// - Un homme si juste!// - Un homme si gentil!// - Un homme si simple!// - Un homme si dévot!// - Un homme toujours si jeune!// Ces propos et le parfum si fort des bouquets de fleurs, des couronnes énormes, me rendent malade. Soudain, je suis sur le point de vomir. Mais attention! Il faut sauver les apparences! Je me calme et j'adopte la mine des hommes forts, vertueux et contrôleurs de leur destinée.// Oui, papa est mort, et comme j'en suis ravi! J'aurais souhaité qu'il meure avant, longtemps avant.// Mais je vais rattraper le temps perdu.// Dorénavant…c'est moi le roi!// Mai 2020.

Bon travail Toni  16/20

1 avr. 2020

LES ENFANTS DU MARAIS, film de Jean Becker

Selon vous, quel est le message du film?
D'abord, je dois dire que, à mon avis, on ne doit pas chercher "un message" dans les films et, par extension, dans les œuvres d'art. C'est comme banaliser les potentiels d'expressivité de l'art.
On a beaucoup parlé de l'art de "message", notamment dans des contextes de sociétés totalitaires, où l'art n'est plus une expression personnelle mais un outil de propagande soumis aux pouvoirs de l'état pour favoriser l'action politique. J'oserais dire que cette sorte d'expression soi-disant artistique perd directement la plus grande partie (plupart) de ce qualificatif. Le "message" n'appartient pas au domaine de l'art, il devient une idée clairement structurée de comment on doit vivre, comment on doit faire les choses, comment on doit agir, comment on doit penser, qui sont les bons et qui sont les méchants (mauvais). La vie, c'est plus compliquée que cela, et c'est justement le terrain de l'art qui peut nous aider à la comprendre un peu mieux, mais seulement à travers ses suggestions, ses insinuations, ses impressions, ses images... Voilà, c'est cela le privilège de l'art.
Laissons, donc, tomber ce concept de "message". Parlons, plutôt, des émotions, des vibrations, des sensations, des idées, des réflexions, des enseignements qu'une œuvre d'art (et un bon film doit l'être) nous apporte, nous inspire, nous transmet.
Dans ce sens-là, parlons donc du film Les enfants du marais.
Reconnaiss(i)ons, d'emblée, que l'histoire, l'intrigue est, peut-être, excessivement simple et naïve. Mais il n'en demeure pas moins que ce manque d'ambition, de prétention, cette simplicité de narration sont directement mis à profit (profités) pour approfondir mieux tout simplement dans des scènes du quotidien, dans chacun de ces personnages anonymes, d'une époque déjà révolue (passée), mais complètement humains et vraisemblables, ce qui les rend paradoxalement très proches. J'avoue que j'y ai trouvé beaucoup de moments qui m'ont vraiment ému. On peut se reconnaître un peu, ou reconnaître quelqu'un de notre entourage, dans chacun des personnages, grâce notamment à leur construction aussi intelligente qu'efficace, surtout par le biais des dialogues.
Ce qui nous émeut, à moi du moins, c'est précisément cette humanité, qui nous transmet non seulement des valeurs, mais aussi des misères, propres de notre condition humaine : l'amour, la générosité, la compassion, la joie de vivre, l'amitié, la loyauté, le plaisir du contact avec la nature, mais aussi la paresse, l'orgueil, la colère, la rancœur, la peur de mourir, l'avarice…
Enfin, c'est un peu ceci ce que je voulais dire lorsque je parlais de ne pas évoquer le "message". Le film, comme tous les bons films, n'a pas de "message" particulier. C'est simplement un beau film qui nous fait vibrer.

Magnifique écrit Toni 18/20

18 févr. 2020

Vivez-vous la jalousie comme une preuve d'amour?

À mon avis, la jalousie peut faire son apparition, toujours douloureuse(,) dans le couple, seulement quand la confiance disparaît. Ou quand la confiance n'est pas aussi forte, aussi indestructible qu'on le croyait. Étant donné que l'amour idéal, l'amour véritable, entre deux personnes devrait comporter incontournablement la confiance absolue, c'est-à-dire l'absence de méfiance, il ne devrait pas y avoir de place pour la jalousie, dans cet amour parfait. Mais hélas, l'amour total, sublime, est une chose rare dans nos vies. Peut-être est-ce (C'est peut-être) la complexité de la condition humaine ce qui nous empêche d'atteindre ce but. Dans un couple, que se soit à cause de comportements vraiment répréhensibles d'un des partenaires ou à cause de maladresses, d'incompréhensions fortuites ou intentionnées, de désaccords… il y aura toujours, au mieux, de petites fêlures au sein de la confiance et, au pire, de grandes crevasses. Plus ces blessures sont larges, plus la méfiance, les soupçons, la jalousie enfin, peuvent apparaître. C'est pour cela que je ne considère pas du tout la jalousie comme une preuve d'amour. C'est plutôt une preuve de désamour.

20 janv. 2020

Fil de discussion : L'abattage animal est-il un crime?

D'abord je dirais que ce (celle-ci) n'est pas une question bien posée. Parce que cela serait comme se demander si la nature, elle-même, est criminelle. Ce(lle-ci) serait une question stupide à laquelle il ne vaudrait pas la peine de répondre. Non seulement la mort provoquée d'êtres vivants par d'autres êtres vivants (depuis les plus primaires jusqu'aux plus évolués) existe depuis toujours dans la nature, mais cette réalité est l'un des piliers fondamentaux pour l'existence de la vie telle(ment) qu'on la connaît. Appeler crime, assassinat, les (aux) morts d'(es) animaux (pour les consommer ou pour les affronter) causées par d'autres animaux serait appliquer à la nature des critères humains de moralité absolument étrangers à l'essence de la nature. Et l'homme n'est qu'un animal qui, depuis l'aube de l'espèce, a tué d'autres animaux pour les manger, pour survivre. Ceci dit, à mon avis, une bonne question serait de se demander si la surconsommation de viande n'est pas aujourd'hui une agression à la nature. Pour moi, sans doute. Il suffit de voir les conséquences environnementales terrifiantes causées par l'élevage à grande échelle pour répondre à la forte demande mondiale de viande. Mais aussi la consommation excessive de viande est même une agression à la santé des personnes largement démontrée. D'un autre côté, évidemment je considère que les abattages devraient se faire avec le plus grand respect du (aux) bien-être des animaux jusqu'à leur mort. Il(C')est vrai que cette idée relève d'une vision éthique humaine, plutôt que naturelle. Un lion n'a aucune préoccupation pour la souffrance de sa proie. Mais éviter des souffrances inutiles est un privilège de notre intelligence. Et, bien entendu, même si j'aime de plus en plus le végétarisme, je crois que tout le monde a le droit de manger de la viande et la liberté de faire le choix.

30 oct. 2019

Fil de discussion. Séries

Salut les camarades! Je dois vous avouer que je ne suis pas du tout passionné par les (des) séries programmées par les chaînes de télévision. Et encore moins par les (des) séries téléchargées des plateformes qu'on appelle VOD. En fait, je n'ai jamais utilisé (fait servir) ces plateformes. Peut-être suis-je un homme d'une autre époque, mais j'ai toujours un certain préjugé (préjudice) qui m'empêche de m'intéresser à (par) telle ou telle série, bien que ses vertus et qualités aient été chantées (prônées) aux quatre vents par la publicité ou par des articles de presse. J'y vois toujours un mauvais produit à vendre dont je peux être le dupe. Et par ailleurs, et cela peut-être est-il un autre préjudice, je crois que les affaires commerciales sont le seul pouvoir qui contrôle le monde des séries, et qu'ils ne laissent pas une grande place à la créativité individuelle (des créateurs) ou à des messages qui ne sont (soient) pas en phase (ligne) avec l'idéologie néolibérale. Voilà, je les vois comme une arme idéologique. Cela résume un peu ma pensée vis-à-vis des (les) séries. Évidemment, cela arrive aussi au cinéma, mais je crois, probablement parce que les productions cinématographiques bon marché sont encore à la portée de n'importe qui (quiconque), que dans le monde du cinéma il y a encore une fente qui permet d'exister à des films où la créativité du réalisateur n'est pas contrainte ou du moins pas absolument écrasée par le business, ou censurée par l'idéologie dominante. J'ai aimé et j'aime avec ferveur, comme une religion, le cinéma. Et cela en dépit du fait que je n'y aille pas très souvent. La raison est que je vais juste voir (regarder) les films dont je suis convaincu que je n'en sortirai pas déçu. J'espère que ce cinéma, (celui) artistique, personnel, contestataire, indépendant, engagé, ne va jamais disparaître.